ART THERAPIE 4

10/12/2020. CHANGER POUR VIVRE. COACHING MNUNEZ

L’hiver arrive , les températures chutent de plus en plus…

Les confinements /déconfinenements et les annonces « stop and go » à répétitions font que l’humeur des populations joue aux montagnes russes, hésitant entre espoir et désespérance, résignation voire désintérêt ou dégoût complet.

Le froid envahit peu à peu le coeur, le corps et même l’esprit qui est stupéfait, « courcircuité »,gelé, endormi.

En effet, on ne peut que constater, la perte de la liberté, le désarroi ressentis par des humains, qui doivent obéir à des injonctions contradictoires et surtout à des ordres qui sont contre leurs valeurs ; par des enfants dans les écoles, dans la société ,où il faut préparer ses études secondaires dès la maternelle ,par peur de « rater sa vie »; par des personnes âgées , en contention dans leur lit ou dans des chaises roulantes, dans certaines institutions ou par des patients dans des hôpitaux, où le personnel n’a pas assez de temps ou de matériel pour respecter leur rythme et leur bien-être.


Heureusement, Noël et les fêtes de fin d’année, arrivent à grands pas et vont un peu combattre la morosité ambiante et apporter leur lot de cadeaux, de rires , de couleurs, de parfums et de saveurs réconfortantes et familières.

La magie commence timidement à agir, le quotidien asphyxiant, aliènant , qui nous vole notre unicité , notre humanité, s’efface peu à peu… Les maisons et les âmes s’illuminent.

Les préoccupations quotidiennes et anxiogènes , laissent place à l’extraordinaire , au superflu, à la poésie, au rêve, à l’imaginaire, à une pause hors du temps !

On s’éloigne de ce qui est commun et habituel, à une certaine chronologie automatique, une pression sociale de produire et d’acheter.

Nous devenons plus attentifs à l’imprévu, à l’exceptionnel , à la poésie, à la beauté.

« Avec la temporalité psychique, Sigmund Freud, nous propose une présentation du rapport au temps inédite , dans laquelle l’homme cherche à se penser tout autant qu’il est pensé par le temps, dans un mouvement qui le fonde comme sujet » (1)

Les êtres reprennent lentement et même si c’est peut-être seulement pour un court laps de temps, leur place de sujets , d’êtres qui pensent par eux-mêmes et pour eux-mêmes.

Il s’opère une transformation, une métamorphose des êtres qui s’extraient du commun , du « moule » , de la masse informe, pour dévoiler peu à peu ce qui ne peut se dire en mots ou s’exprimer en société, ou par le travail , pour partager ce qui leur est particulier, propre : la joie , l’enthousiasme !

Comme un bonheur inattendu !

(1) François Marty « Initiation à la temporalité psychique ». Que serait la temporalité psychique sans l’adolescence ? Psychologie clinique et prospective. Source Internet.