Quels sont les dangers de la position de martyr ?

CHANGER POUR VIVRE

Qu’est ce qu’une position de martyr ?

Ceux qui gardent « le moins pour eux-mêmes », comme le dit la coach Curly Martin, sont les clients qui se voient comme des « martyrs » ou des « victimes » (concept décrit par Karpman comme étant l’un des trois dysfonctionnements dans les relations :  les syndromes de sauveur, persécuteur ou martyr/victime.

Ces personnes ne souhaitent pas changer. Elles ont pitié d’elles -mêmes, « ce n’est pas leur faute » si elles sont bloquées dans une situation quelconque. Le client rejette la responsabilité dans le process, sa participation au coaching va devenir aléatoire, et il deviendra évasif par rapport à ses relations dysfonctionnelles, et pourra même douter de ses motivations à enclencher le processus de coaching.

« Le coach devra utiliser le cadrage et le recadrage » (voir articles Coaching MNunez). (1)

Comment agit la personne prenant la position de martyr ?

Le client se plaint d’une situation, mais ne fait rien pour que cela change, car il ne voit aucune option ou chemin pour y arriver. Les autres sont responsables de leur situation. Le coach doit alors lancer un défi client car cette situation lui convient, il est dans sa zone de confort. Ce n’est pas parfait mais c’est familier. Le client dit qu’il veut ou a besoin de changer, mais au moment de répondre ou d’agir si le coach lui dit « quand ? » ou « pourquoi ? », le client résiste. Mais il peut agir pour sa femme, son mari, ses enfants, ses parents, son association etc…, jamais pour lui-même…ET, s’il échoue, il blâmera les circonstances extérieures et non lui-même.

Appel à l’aide .

Le client agit comme s’il vaut moins que les autres, il exagère sa fragilité, afin que les autres le plaignent et l’aident, le secourent.

Il y a aussi un type de « victime rebelle » qui va demander agressivement quelque chose, qu’il pense devoir avoir, afin de provoquer une réponse de persécuteur d’autrui. Faisant cela, il aura une bonne raison de se plaindre.

Souvent les femmes sont prisonnières de ce schéma. Elles ne prennent aucun temps pour elles-mêmes (entre le travail, les enfants, le conjoint, les associations, les parents vieillissants…etc.), elles essayent d’être Wonder Woman et « tout pour chacun et elles oublient de prendre soin d’elles-mêmes et elles commencent peu à peu agir comme un martyr » (2). « Il est difficile de ne pas tomber dans cet écueil » (3), comme nous l’explique la française Marlène Schiappia qui a un site web dédié aux mamans qui travaillent et qui traite ce sujet de façon humoristique et très pragmatique.

(1) Curly Martin in The life coaching handbook, (2) true balance life coach (3)à site de Marlène Schiappia : mamantravaille